Policy brief Burkina Faso
Policy brief Budgétisation Sensible aux produits de la Santé et de la Reproduction (BSSR)
Le Burkina Faso ou Pays des hommes intègres est un pays enclavé de l’Afrique de l’Ouest , dont la partie extrême Nord est sahélienne. Il est entouré du Mali au nord, du Niger à l’Est, du Bénin au Sud-Est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d’Ivoire au Sud-Ouest. D’une super cie de 274 500 Km2, le Burkina Faso fait partie des pays à revenu faible avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0.434, qui le classe 182e sur un total de 189 pays en 2018. D’une population totale estimée à 21 510 181 d’habitants en 20201 et un taux de croissance démographique de 2,9% en 2018 (Banque Mondiale, 2018), le Burkina à l’image de beaucoup de pays en développement, présente une structure par âge de la population dominée par les jeunes. Ainsi, les jeunes de moins de 15 ans représentent 45% de la population en 2018 (WDI, 2019), alors que la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus fait un peu moins de 2,5%.
Policy Brief Régional élaboré pour le compte de l'Observatoire Régional du Dividende Démographique
Profil Démo-économique de Santé du Burkina Faso
A l’instar d’autres pays du monde, le Burkina Faso a suivi les recommandations de la déclaration d’Alma Alta en 1978 pour une meilleure lutte contre la mortalité liée aux maladies endémo-épidémiques et une meilleure prise en charge de la santé de la population. Cette dynamique a conduit le pays à adopter un certain nombre de politiques sanitaires. Sur la période 1890-1990, la politique de santé est mise en œuvre à travers une Programmation Sanitaire Nationale (PSN) qui a permis le développement progressif d’une organisation pyramidale du Système sanitaire. Sur la période 2011-2020, la politique sanitaire est mise en œuvre à travers le Plan national de développement sanitaire (PNDS).
Ainsi, sur le plan administratif, le système de santé du Burkina Faso comprend trois niveaux à savoir le niveau central, intermédiaire et périphérique ; le niveau central est composé des structures centrales organisées autour du cabinet du Ministre et du Secrétariat général ; le niveau intermédiaire comprend 13 directions régionales de la santé ; le niveau périphérique est constitué de 70 districts sanitaires. Le district sanitaire est l’entité opérationnelle du système national de santé. L’offre de soins est assurée par les structures publiques et privées…
Impact socioéconomique de la COVID19 au Burkina Faso
Apparu officiellement en Chine en décembre dernier
selon le signalement de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le coronavirus a depuis déjà infecté 25 millions de personnes à l’échelle du globe et causé la mort de 843 000 personnes selon un bilan établi par l’AFP dimanche 30 août au soir. Les Etats-Unis restent le pays le plus touché avec près de 6 millions de personnes infectées (5 993 668 selon le dernier décompte de l’université Johns Hopkins) pour 183 034 décès.
La pandémie du COVID-19 a coûté cher en vies humaines et a gravement perturbé l’activité économique dans le monde. Malgré son arrivée tardive, le virus se propage rapidement depuis quelques semaines dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Selon les projections, la croissance économique en Afrique subsaharienne chute de 2,4 % en 2019 pour devenir négative et compris entre -2,1 % et -5,1 % en 2020, la première récession dans la région depuis 25 ans…
Policy brief N°1_Le Dividende Démographique: Pour un développement inclusif au Burkina-Faso
Le dividende démographique est l’accélération de la croissance économique qui peut résulter d’une modification de la structure par âge de la population d’un pays. Comme un nouvel outil d’analyse des échanges intervenant entre des individus d’une même société, les comptes de transferts nationaux (National Transfer Account en Anglais) permettent de mesurer le dividende démographique (DD). Ces échanges permettent de mesurer les montants que l’Etat consacre à la redistribution selon ces mêmes générations pour mieux tirer profit du dividende démographique.
Policy_2_Dépendance économique au Burkina Faso: Entre vulnérabilités des jeunes et précarités des séniors
La population du Burkina Faso était estimée à 17,8 millions en 2014. Selon les projections de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), cette population devrait passer à 48,5 millions en 2050. En 2014, la population totale était composée de 47,7% de moins de 15 ans, 49,3% 15-64 ans de et 3% de 65 ans et plus. La fécondité est en baisse depuis 1993. Le nombre moyen d’enfants par femme est passé de 6,9 en 1993 à 5,4 en 20152. Quant à la mortalité générale, elle a connu une baisse importante de 32% à 12% entre 1960 et 2006. L’extrême jeunesse de la population du Burkina conjuguée au nombre élevé des personnes âgées constitue un dé majeur en termes de demande sociale.
Policy brief N°3_Ouverture de la fenêtre du Dividende Démographique au Burkina Faso: Une opportunité pour booster durablement le développement
La population du Burkina Faso a connu de fortes évolutions entre 1975 et 2014. En fait, estimée à 5 638 203 habitants en 1975, elle a atteint 14 017 262 en 2006 et était estimée à 17 880 386 en 2014 (Rapport sur le profil du dividende démographique du Burkina Faso, 2014);
Cette augmentation de la population s’est accompagnée d’une baisse de la fécondité et de la mortalité depuis les années 1993. En effet, Le nombre moyen d’enfant par femme est passé de 6,9 en 1993 à 5,4 en 20151. Quant à la mortalité générale, elle a connu une baisse importante passant ainsi de 32/1000 à 12/1000 entre 1960 et 2006 (Rapport sur le profil du dividende démographique du Burkina Faso, 2014);
Policy_4_Jeunesse, Marché du travail et Dividende Démographique au Burkina Faso: Plus de 30% du PIB pour financer la consommation des jeunes
La population du Burkina Faso, comme celle de plusieurs autres pays de l’Afrique de l’Ouest, reste caractérisée par sa forte jeunesse. En 2014, les moins de 15 ans représentaient 47,8% de la population totale, les 15-64 ans, 49,3% et les 65 ans et plus (personnes âgées), 3% (Rapport sur la mesure du dividende démographique du Burkina Faso, 2014). Le taux d’accroissement annuel moyen de la population en âge de travailler est de 4,1% sur la période 2009-2014 alors que celui de la population active est de 2,9% au cours de la même période. Ce qui traduit une évolution plus rapide de l’effectif des inactifs (élèves et étudiants, handicapés, retraités, etc.)par rapport à la population en âge de travailler. Cette population active, se caractérise par une extrême jeunesse (42,3% ont moins de 30 ans) et un chômage élevé. Le nombre d’actifs non occupés (chômeurs) a triplé entre 2009 et 2014 passant de 142 961 á 418 059.
Policy_5_Genre et Dividende Démographique au Burkina Faso: Vers l’Autonomisation des femmes
Le « genre » est un concept sociologique, utilisé dans une acception différente de la grammaire. Il se traduit par : « rapports sociaux des sexes » ou encore « rapports socialement et culturellement construits entre femmes et hommes ».
Lorsqu’on parle de genre, on parle du sexe social, construit socialement par la socialisation, et qui induit certains comportements ou certaines attitudes. Le genre est une notion qui fait référence à une construction politique et sociale de la différence des sexes. Il est interactif et transversal, il opère dans toutes les sphères de la société.
Policy_6_Disparités spatiales et Dividende Démographique au Burkina Faso: 58% du revenu du travail généré en milieu rural
Le Burkina Faso est un pays de l’Afrique de l’Ouest qui compte 17,8 millions d’habitants en 2014. La population
demeure cependant en majorité rurale mais s’urbanise rapidement avec un taux passant de 15,5% en 1996 à 22,7% en 2006 et de 26,8% en 2014. La fécondité est en baisse depuis les années 1993 passant de 6,9 enfants par femme à 5,4 enfants en 2015. Toutefois de fortes disparités existent selon le milieu de résidence : 3,7 enfants par femme en milieu urbain contre 5,8 enfants par femme en milieu rural en 2015. Les niveaux de fécondité observés en 2010 sont respectivement de 3,9 enfants contre 6,7 enfants par femme. Cette tendance à la baisse de la fécondité au Burkina Faso entre 2010 et 2015 est donc essentiellement due au milieu rural.